Jacqueline Fauconnier expose ses toiles @ The Sister

Armée d’un parcours atypique, Jacqueline Fauconnier, fluctue entre plusieurs univers artistiques. Citoyenne du monde, ses travaux jouent de l’interaction ;
ils s’inspirent des moments forts de sa vie. De la résurgence du passé au travail de mémoire, elle appréhende le temps et sa question.
L’Afrique, l’Europe, L’Angleterre, le Chili, le Cap Vert et le Vietnam sont des lieux décisifs dans sa formation . Des petits aux grands formats, Fauconnier se révèle par la surprise, elle fait apparaître des thématiques au gré de ses rencontres — des Arts & Crafts au primitivisme. En ce sens, le voyage permêt d’appréhender ce qui résulte du processus de l’instantané ; des éléments successifs apparaissent comme une latence au sein de ses œuvres. Ici, des éléments de figuration, une tracée du passé, et là, une abstraction affirmée par un mouvement déniant toutes conventions.
Diplômée en graphisme, à l’école d’art le 75 et ses études au London College of Painting, Jacqueline Fauconnier passe d’un état à un autre, d’un travail cloisonné et organisé par l’impérialisme des règles et de l’horloge aux possibilités de la peinture. Diplômée de l’école d’art d’Uccle. Un clin d’œil à Otto Dix et l’expressionnisme allemand, le thème est réinterprété sous le filtre de la couleur. De grandes nappes chromatiques prennent possession des cimaises au sein desquelles, un intérieur domestique, stable et permanent, se positionne face à l’immatériel et la trace laissée par l’être humain. Fauconnier joue de l’onirisme, elle invite à contempler la permanence des choses ; un jalon supplémentaire axé, cette fois, autour du spleen ; un échange entre art et sociabilité offert en un temps suspendu.